Sept ans après l’étrange et dystopique We Happy Few, le studio montréalais Compulsion Games signe son grand retour sous l’égide de Xbox Game Studios avec South of Midnight. Abandonnant les rues pluvieuses d’une Angleterre alternative pour les marécages poisseux et mystiques du Sud des États-Unis, le studio nous livre ici son œuvre la plus personnelle et la plus audacieuse sur le plan artistique. Entre folklore louisianais, réalisme social et magie ancestrale, ce titre se présente comme un conte moderne capable d’émerveiller autant que de bousculer. L’arrivée de South of Midnight Weaver’s Edition sur Nintendo Switch 2 marque une étape importante pour le studio, parce que le titre avait convaincu le public à sa sortie et remporté plusieurs prix, mais est-ce que le portage sur la nouvelle console hybride atteindra les mêmes performances et promesses ? Conte ou cauchemar, vous le découvrirez dans ces lignes.
Le jeu nous transporte à Prospero, une bourgade fictive mais ô combien authentique, nichée dans les bayous d’un Sud profond des Etats-Unis, marqué par la mélancolie et les vestiges industriels. On y incarne Hazel Flood, une jeune femme dont la vie bascule lorsqu’un ouragan dévastateur frappe sa région, emportant au passage sa maison et sa mère Lacey, coincée dedans.
Dans le chaos de la tempête, Hazel se découvre un don ancestral, celui de Tisseuse. Armée de crochets magiques et capable de manipuler les fils invisibles qui lient le monde, elle s’enfonce da...
[Courte citation de 8% de l'article original]